06 novembre 2009
Le temps nous dira si.
Le temps nous dira si...Je me présente, je suis un jeune homme en légére situation de handicap mental et bien seul dans la vie. Je précise déjà, que je ne suis pas à plaindre à cause de mon handicap, et ne recherche pas non plus la pitié comme certains pourrait le croire.
Ce qui me rend le plus triste ce n’est pas mon handicap mais ma solitude, le fais d'être seul dans la vie. Parce que je ne suis pas de pierres, désolé de choquée certains d'entre vous, mais j'ai un coeur, deux bras et deux jambes, et le besoins d'aimer, d'amour, de sentiments, d'affections, de tendresse, de câlins d’une femmes avec qui parler et partager ma vie avec.
La vie n'est pas facile ce n’est sûrement pas à moi qui faut le dire oh non, mais j'ose croire encore à la bonté et à la vrai amitié et qui sais peut être plus.
Je ne recherche pas une aventure spécialement, ou une rencontre, vu mon état d’un grand manque d’amour, mais je ne veux pas non plus faire du mal aux autres si vous comprenez ce que je veux dire par là.
Mon objectif premier serait bien sur de trouver une compagne avec qui vivre ma vie avec dans un amour propre.
Mais existe-t-il vraiment cet amour propre ?
Là est la question ?
Un amour ou l’on ne vois que l’intérieur de la personne et toute sa bonté et sa splendeur, je n’ose l’imaginée mais je l’espère de tout cœur que cela existe encore de nos jours.
Sur çà, je vous laisse à vos plumes et réflexions
Votre Cœur solitaire, un rêveur, un malade, (c’est vous qui voyez).
28 octobre 2009
différence
Pourquoi
nul ne le sait
mais c'est ainsi
oui nous avons un handicap
mais nous avons aussi un coeur
une tête avec des rêves, des souhaits
envie de rire
gouter au plaisir de la vie
nous avons envie de prononcer
nous aussi ces mots
si doux
je t'aime
il ne faut pas nous regarder
avec ce regard de pitié
non
nous sommes comme vous
notre sensibilité est présente
notre intelligence
et aussi notre force
de vivre d'être heureux
nous voulons des calins
de l'amour
il faut arrêter de ne voir
que le fauteuil qui nous sépare
nous avons tant de choses à partager
" texte trouver sur Netlog )
20 octobre 2009
je suis comme je suis
si vous voulez me connaitre, je vous invite à visionner cette vidéo ou je parle de ma vie
http://video.google.fr/videoplay?docid=4687140...
09 octobre 2009
handicap sur wikipédia
Handicap
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cet article concerne le handicap en général. Pour le handicap dans le milieu du sport, voir handicap sportif.
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Voir « handicap » sur le Wiktionnaire. |
Symbole international caractérisant une zone pour personne ayant une mobilité réduite
On nomme handicap la limitation des possibilités d'interaction d'un individu avec son environnement, causée par une déficience qui provoque une incapacité, permanente ou non et qui mène à un stress et à des difficultés morales, intellectuelles, sociales ou (et) physiques.
Le handicap exprime une déficience vis-à-vis d'un environnement, que ce soit en termes d'accessibilité, d'expression, de compréhension ou d'appréhension. Il s'agit donc plus d'une notion sociale et d'une notion médicale.
Nouvelle définition donnée par la loi française du 11 février 2005 portant sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées :
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
Ces limitations d'activité et de participation restent variables selon les contextes nationaux ou sociétaux. Ainsi, en Suède, la sensibilité électromagnétique est également un handicap.
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Sommaire[masquer] |
Historique du mot handicap [modifier]
Le mot handicap vient de l'expression anglaise 'hand in cap', ce qui signifie « la main dans le chapeau ». Dans le cadre d'un troc de biens entre deux personnes, il fallait rétablir une égalité de valeur entre ce qu'on donnait et ce qu'on recevait : ainsi celui qui recevait un objet d'une valeur supérieure devait mettre dans un chapeau une somme d'argent pour rétablir l'équité. L'expression s'est progressivement transformée en mot puis appliquée au domaine sportif (courses de chevaux notamment) au XVIIIe siècle. En hippisme, un handicap correspondait à la volonté de donner autant de chances à tous les concurrents en imposant des difficultés supplémentaire aux meilleurs.
Historiquement, le handicap se définissait par opposition à la maladie. Le patient était malade tant que son problème pouvait être pris en charge médicalement, il était réputé handicapé une fois devenu incurable.
En 1980, le Britannique Philip Wood a transformé radicalement la vision du handicap en le définissant comme un désavantage dont est victime une personne pour accomplir un rôle social normal du fait de sa déficience (lésion temporaire ou définitive) ou de son incapacité (réduction partielle ou totale des capacités pour accomplir une activité).
Cette définition a par la suite été critiquée pour mettre trop en avant l'aspect fonctionnel du handicap et pas assez son aspect social. Il est vrai que la problématique sociale du handicap a toujours buté sur une ambiguïté : tout le monde peut à un moment vivre une situation de handicap, pourtant les personnes handicapées sont bien une minorité amenée à défendre ses droits en tant que groupe social.
Avec la parution de la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF, CIH-2), l'OMS a introduit une nouvelle typologie du handicap qui prend plus en compte les facteurs environnementaux. Le handicap peut y être défini comme la rencontre d'une déficience avec une situation de la vie quotidienne. Ces deux composantes sont soumises à l'influence de problèmes de santé (maladies, blessures, lésions) et de facteurs contextuels (environnement et facteurs personnels).
Déficiences [modifier]
Une déficience est un « perte de substance ou altération définitive ou provisoire, d'une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique. »[1]. Ce terme dans la traduction française est plus global que celle de trouble, qui n'inclut pas de perte de substance.
Les déficiences sont des problèmes du corps, des écarts par rapport à la situation normale. On distingue les lésions des structures anatomiques et les limitations des fonctions organiques et psychiques.
Une déficience peut être objective ou supposée, du fait d'altérations de l'estime de ses propres capacités (la peur de faire).
Une déficience peut être la conséquence (le symptôme) d'une maladie, mais n'est pas la maladie elle-même. Par exemple, une perte de l'audition peut être la conséquence d'une pathologie (otite, encéphalites, oreillons…) ou d'un traumatisme ou encore d'une anomalie génétique ou bien celle du vieillissement.
Si les déficiences ont toujours une cause organique ou psychique, elles recouvrent un domaine plus vaste que la notion de trouble ou de maladie. Cela signifie qu'un individu souffrant d'une déficience ne doit pas forcément être considéré comme un malade.
Situations de vie [modifier]
On distingue les activités, qui désignent l'exécution d'une tâche et les participations qui désignent le fait de prendre part à une situation de la vie quotidienne. Les situations de vie consistent donc à mettre en œuvre à la fois des savoir-faire et des savoir-être. Une situation de handicap est l'ensemble des difficultés rencontrées par un individu pour réagir à une situation de vie en raison de ses déficiences. Pour mesurer ces difficultés on différencie la notion de performance de celle de capacité. La performance mesure la réponse d'un individu à une situation de vie dans son environnement réel, alors que la capacité mesure l'aptitude d'un individu à répondre à cette même situation dans un environnement normalisé.
Toutes ces mesures sont dynamiques : elles varient à la fois en fonction de l'évolution des déficiences du patient et de ses apprentissages.
Toutes les difficultés rencontrées par une personne ne renvoient pas forcément à la notion de handicap définie ici. Par exemple, la réponse à apporter à une personne victime de discrimination raciale n'est pas d'ordre socio-médical mais d'ordre purement juridique.
Problème de santé [modifier]
C'est une expression assez large regroupant les maladies et les blessures mais aussi les troubles psychiques, les anomalies congénitales ou génétiques, voire les effets de l'âge, de la grossesse, du mode de vie (alcool, surpoids, etc.). Ils peuvent entraîner des déficiences ou se surajouter aux effets d'une déficience. Par exemple l'impact d'une déficience motrice sur les possibilités de déplacement pourra être aggravé par une surcharge pondérale.
Certains problèmes de santé n'ont aucun rapport avec la notion de handicap soit qu'ils soient asymptomatiques (hypertension, séropositivité) soit qu'ils soient pris en charge et compensés médicalement (diabète).
Une Rampe pour l'accès à un magasin ...
Facteurs contextuels [modifier]
Les facteurs contextuels sont induits par le milieu de vie d'une personne. Ils désignent tous les aspects du monde dans lequel évolue un individu et qui ont une influence sur les situations de vie auxquelles il est confronté.
Environnement [modifier]
C'est à la fois les aides techniques et prothèses ou l'environnement matériel de la personne et l'attitude de ses proches et de son entourage. C'est également l'attitude des institutions et de l'ensemble de la société sur les déficiences de la personne.
Facteurs personnels [modifier]
Ils concernent tous les aspects d'une personnalité qui ne ressortent pas du domaine de la santé. Cela peut être l'éducation, l'âge, la culture, l'origine sociale ou le niveau d'instruction par exemple. C'est également l'entraînement issu de la réadaptation.
Un aspect important est la subjectivité c’est-à-dire le retentissement psychique de l'apparition et de l'évolution du handicap : comment la personne ressent son handicap, jusqu'à quel point elle se sent différente, exclue, diminuée. Cette dimension psychologique a notamment été prise en compte dans les travaux de Claude Hamonet.
Classification [modifier]
- physique: moteur et sensoriel ou relationnel.
- mental: déficiences intellectuelles et relationnelles durables.
- associé ou multi handicaps : cumul de plusieurs handicaps.
- polyhandicap : cumul de handicaps moteur, intellectuel et de la communication.
Médicale [modifier]
En fonction de la date de survenue du handicap, on peut classer :
- Le handicap de l’enfant d'origine périnatale entre 22 semaines d’aménorrhée et 8 jours post-nataux (30 à 60%)
- Le handicap d'origine prénatale (chromosomique ou génétique, les embryofœtopathies infectieuses de survenue précoce (20 à 35%)
- Le handicap d'origine post-natale (infectieuse, tumorale ou traumatique) (5 à 10%)
Définition de l'origine médicale[2] [modifier]
Prénatale
- Génétique
- Chromosomique
- Embryofœtopathies (Cytomégalovirus, toxoplasmose, rubéole, herpès…)
- Anomalie cérébrale (hydrocéphalie, microcéphalie…)
- Anomalie congénitale multiple avec ou sans retard mental
- Hémorragie et accidents vasculaires cérébraux anténatals
- Si supérieure à 34 semaines d'aménorrhée : imagerie cérébrale anormale (leucomalacie péri-ventriculaire…) et absence d’événement péri/néonatal
Péri ou néonatale à 34 semaines d'aménorrhée et moins
Vraisemblable
- Hémorragie de grade III ou IV d’origine péri/néonatale identifiée
- Œdème/souffrance cérébrale lié à un choc ou souffrance néonatale (insuffisance viscérale et réanimation)
- Bactériémie et infection du système nerveux centrale d’origine péri/néonatale identifiée
- Imagerie cérébrale initiale normale puis apparition des images (leucomalacie péri-ventriculaire et/ou hémorragie intra-ventriculaire) qui ne répondent pas aux critères anténatals
Probable
- Apgar bas inférieur 3 à 5 minutes ou 5 à 10 minutes, ou pH inférieur 6,9
- Ventilation assistée de plus de 7 jours ou pneumothorax
Péri ou néonatale après 34 semaines d'aménorrhée
- Hémorragie ou AVC d’origine péri/néonatale identifiée
- Œdème/souffrance cérébrale lié à un choc ou souffrance néonatale (insuffisance viscérale et réanimation)
- Bactériémie et infection du système nerveux centrale d’origine péri/néonatale identifiée
- Encéphalopathie hypoxique ischémique (Apgar inférieur 5 à 1 ou 5 minutes, réanimation/ventilation, convulsions avant le troisième jour)
Les différents types de handicap [modifier]
Il existe donc des handicaps qui ont une origine physiologique :
- Handicaps physiques
- Handicaps sensoriels : surdité, amblyopie, anosmie, cécité, daltonisme
- Handicaps moteurs (paralysies, amputations, infirmité motrice cérébrale, Spina bifida, myopathie…) et de la voix (mutisme, laryngectomie)
- Maladies chroniques : épilepsie, cardiopathie, mucoviscidose…
Cette terminologie concerne plutôt les handicaps majeurs, les handicaps légers apparentés seront plutôt désignés par handicap neuropsychologique.
- Déficiences mentales et intellectuelles
- Handicap d'origine neuropsychologique
- dyslexie dysorthographique
- dyspraxie visuo-spatiale
- dyscalculie
- etc.
Mais également des handicaps sans signification somatique :
- Handicap cognitif (Illettrisme, langue, culture …)
- Handicaps sociaux
Et d'autres dont le statut est plus ambigu :
- Troubles de la communication
- Troubles de l'apprentissage
Un polyhandicapé n'est pas seulement une personne présentant une accumulation de handicaps physiques et mentaux. Elle présente aussi une grande dépendance et nécessite une assistance constante pour tous les actes du quotidiens : syndrome de Rett, etc.
Intégration des personnes handicapées [modifier]
Principes généraux et mesures en place [modifier]
La loi française 2005-102 du 11 février 2005[3] a vocation à améliorer cette intégration par toute une série de mesures en cours de mise en œuvre.
L'idée est, au nom du principe d'égalité, de reconnaître que le droit à la compensation du handicap résulte d'un devoir sociétal, et non d'une quelconque logique de commisération voire de charité. Autrement dit il s'agit de rétablir une certaine "égalité des chances".
- Au plan national, on notera entre autres des exigences accrues en termes d'accessibilité des espaces urbains et diverses dispositions visant à lever les barrières d'accès à l'emploi.
Sur le plan financier, cet effort s'est traduit par la mise en place de la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie (CNSA). Celle-ci gère en particulier les sommes récoltées du fait de la suppression du jour férié (Pentecôte). Une partie de ces sommes, destinées aux personnes handicapées, sont ensuite redistribuées aux conseils généraux. Noter cependant qu'une partie importante des fonds sert également à organiser la réponse de la société française au défi majeur qu'est le vieillissement de sa population.
En pratique en France [modifier]
Maison départementale des personnes handicapées [modifier]
- Au plan local, le conseil général se voit renforcé dans son rôle d'architecte et d'organisateur de la politique de compensation du handicap.
Sur lui repose l'organisation de la Maison départementale des personnes handicapées. Celle-ci doit fonctionner comme un guichet unique à destination de la personne en situation de handicap, et remplace notamment les structures diverses auxquelles devaient auparavant s'adresser les personnes en situation de handicap : les CCPE, CCSE, CDES, Cotorep… Il doit également élaborer un Schéma départemental du handicap, visant notamment à structurer et surveiller les différentes services d'accompagnement offrant des prestations aux personnes en situation de handicap.
Accès pour handicap grace a la rampe
Transport [modifier]
Métro parisien, mars 2008
En France, d'après une enquête de l'IFOP menée en juillet 2004[réf. nécessaire], plus de 82% des lignes de bus sont inaccessibles aux handicapés, 30% des bureaux de poste et 23% des mairies. La moitié des cinémas, des restaurants et des boulangeries sont également inaccessibles aux personnes en situation de handicap.
Travail [modifier]
En 2006, plus de 30% de la population des personnes en situation de handicap capables de travailler est au chômage - même s'il existe heureusement des exemples d'intégration de personnes en situation de handicap au monde du travail.
La loi du 10 juillet 1987 a institué une obligation d'emploi dans les entreprises de 20 salariés et plus : compter des résultats à hauteur de 6% (nombre de salariés handicapés, financements d'actions de formation...). Un fonds pour le développement de l'emploi des personnes handicapées est mis en place. Il recueille les contributions obligatoires versées par les établissements qui n'atteignent pas le taux de 6%. L'AGEFIPH gère ce fonds et finance diverses aides auprès des personnes handicapées : formation, aménagement du poste de travail, aménagement de véhicule... Elle contribue aussi au recrutement de personnes handicapées (prime versée à l'employeur) ainsi qu'à l'aménagement du poste de travail.
La loi du 11 février 2005 a renforcé les aides en faveur des personnes handicapées. Les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) sont créées. La CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées) siège au sein de chaque MDPH. Elle remplace la COTOREP ; elle attribue les RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé). Un Fonds pour l'insertion professionnelle dans les fonctions publiques (Etat, territoriales et hospitalière) est également créé.
Sport et loisirs [modifier]
L'intégration des personnes en situation de handicap se fait dans le milieu sportif spécialisé dans le cadre de deux fédérations :
- la FFSA (Fédération Française de Sport Adapté) qui s'adresse aux publics porteurs de handicap intellectuel
- la FFH (Fédération Française Handisport) qui s'adresse aux publics porteurs de handicap moteur et sensoriel
Par ailleurs, des sections handisport ou sport adapté peuvent exister au sein des clubs « valides » pour une intégration en milieu ordinaire plus marquée.
En France, le terme d'activité physique adaptée désigne toutes ces pratiques ainsi que celles ayant trait à la réadaptation dans les centres de rééducation fonctionnelle par exemple.
A l'école [modifier]
La scolarisation des enfants et adolescents handicapés est l'un des principaux enjeux de la nouvelle politique du handicap définie par la loi du 11 février 2005. Le droit d'inscrire à l'école tout enfant qui présente un handicap constitue l'une des évolutions fondamentales de cette loi.
Selon l'article 19 de cette loi, "le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l'Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés.".
La scolarisation dans un établissement de l'Education Nationale peut prendre deux formes principales:
- scolarisation dite "individuelle" : l'enfant est dans une classe dite "ordinaire" ou dans une classe adaptée à des élèves ayant des difficultés scolaires ou sociales.
- scolarisation dite "collective" : l'enfant est dans une classe dédiée aux élèves en situation de handicap où un enseignement différencié permet à l'enfant de suivre partiellement ou totalement un cursus scolaire ordinaire.
Accompagnement des personnes handicapées [modifier]
Il faut d'abord souligner que l'accompagnement de la personne en situation de handicap n'a rien de systématique. La plupart des personnes handicapées sont autonomes, mais certaines d'entre elles ne peuvent vivre décemment sans l'aide d'un tiers.
De manière générale, la personne handicapée tend de plus en plus à être l'organisateur de son accompagnement. À l'avenir elle devrait de plus en plus être l'employeur de ses accompagnateurs (appelés plus fréquemment auxiliaire de vie). En France, le Conseil Général attribue une allocation mensuelle pour cela sur décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui siège à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Cette vision s'oppose à celle d'une grande dépendance vis-à-vis de l'extérieur, dont l'archétype a longtemps été la "prise en charge" en établissement spécialisé. Ce mouvement rejoint celui de désinstitutionnalisation.
Il s'agit d'aller maintenant vers des prestations personnalisées.
Ceci de 2 manières qui ne sont pas incompatibles : le maintien à domicile et le séjour ou la domiciliation en établissement adapté.
Le maintien à domicile en France [modifier]
Il s'agit de créer des services divers permettant à la personne handicapée de vivre en milieu ordinaire malgré son handicap.
Il convient tout d'abord d'insister sur le rôle essentiel joué par le corps médical et paramédical, libéral ou hospitalier. Pour certains handicaps, cet accompagnement peut suffire.
Pour les enfants très jeunes, il s'agira d'abord d'un soutien apporté par la protection maternelle et infantile (PMI) et les centre d'action médico-sociale précoce|centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP).
Pour les enfants, cette mission est partagée avec l'Éducation nationale (classe d'intégration scolaire (CLIS), unité pédagogique d'intégration (UPI), institut médico-éducatif (IME), institut médico-professionnel (IMPro), service d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD)), et, dans certains cas, avec les services de pédopsychiatrie (Centre médico-psychologique (CMP), centre médico-psycho-pédagogique (CMPP), …)
Pour les adultes, d'autres services existent, comme les services pour la vie autonome (site pour la vie autonome (SVA)) (désormais le plus souvent intégrés dans la Maison départementale des personnes handicapées), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), service d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD), service polyvalent d'aide et de soins à domicile (SPASAD), service d'accompagnement médico-social pour adulte handicapé (SAMSAH)… Il faut aussi noter la réponse importante que peut constituer l'accueil familial.
Séjour et domiciliation en établissement adapté en France [modifier]
C'est la solution plus classique des établissements sociaux et médico-sociaux. Ces établissements participent au service public de l'action sociale et médico-sociale (Olivier POINSOT, "Les institutions privées et le service public de l'action sociale et médico-sociale", Revue Générale des Collectivités territoriales n° 37, nov.-déc. 2005, p. 415-431 ; Olivier POINSOT, "L'action sociale et médico-sociale, un service public industriel et commercial ?", La Semaine Juridique éd. A 2005, n° 1358) et contribuent à la mise en œuvre de la politique de santé publique définie par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004.
Certaines de ces structures ont parfois mauvaise presse.
D'abord parce que la "découverte" régulière de maltraitance jette l'opprobre sur ces "institutions".
Ensuite parce le mode de vie collectif qui y est imposé de facto heurte l'aspiration contemporaine à l'individualisme. Il rappelle des institutions caricatures comme le pensionnat ou l'asile (au sens péjoratif). Il faut ajouter que dans ce cadre, la personne handicapée se trouve fréquenter beaucoup plus d'autres personnes handicapées que la moyenne de la population, ce qui n'est pas indifférent dans le cadre du retard mental ou psychique notamment.
Enfin, la personne handicapée y est confrontée à une équipe de professionnels "sachant", qui peuvent parfois plus écouter leur avis d'experts que celui de la personne (qu'on appelle aujourd'hui le plus souvent "résidant" ou "jeune" quand cela est justifié). Dans ce cadre, elle n'est pas toujours en mesure d'être à proprement parler l'organisatrice de son accompagnement.
Ajoutons que ces structures coûtent cher (couramment plus de 100€ par jour et par personne accueillie).
La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002[4] rénovant l'action sociale et médico-sociale a institué toute une batterie de réformes susceptibles d'améliorer le fonctionnement de ces institutions : projet d'établissement, conseil de la vie sociale, contrat de séjour, charte des droits et libertés de la personne accueillie, autoévaluation, évaluation externe, livret d'accueil.
De plus des programmes systématiques d'inspection sont actuellement mis en œuvre par les DDASS.
Ces établissements ne sont pas pour autant en perte de vitesse, car des places nouvelles sont programmées. En revanche ils doivent évoluer sur les prestations qu'ils offrent. Il leur faut adopter une approche client et mettre en place une démarche qualité. Il leur appartient également de mettre en place des solutions souples d'accueil temporaire ou de journée.
Ces exigences à tendance consumériste et entrepreneuriale choquent a priori un nombre important des travailleurs qui y exercent ; elles conditionnent pourtant l'avenir de ces établissements.
La plupart de ceux-ci sont associatifs à but non lucratif. Beaucoup sont gérés par des associations de parents. Certains sont gérés par des mutuelles. Il existe également un réseau d'établissements publics - parfois gérés par des Centres Hospitaliers.
Certaines structures sont tournées vers le travail adapté : il s'agit des Établissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT), (ex CAT Centre d'Aide par le Travail). Il s'agit de structures médico-sociales qui font la balance entre les exigences de la production et les capacités des travailleurs, qui sont tous des personnes handicapées.
Aux ESAT sont souvent adossés des Foyers d'hébergement, qui sont des structures d'hébergement offrant en sus un accompagnement psycho-éducatif aux résidents.
Lorsque les personnes ne sont pas aptes à travailler, elles peuvent être accueillies dans un Foyer de Vie (parfois appelé Foyer occupationnel).
Les personnes souffrant de handicaps plus graves peuvent être accueillies en Maison d'accueil spécialisée, en théorie construite pour accueillir les personnes polyhandicapées. Les établissements pour enfants polyhandicapés sont également en recherche, pour les plus dynamiques, d'approches éducatives spécialisées favorisant le développement et l'autonomisation, telles que les salles Snoezelen, ou l'éducation conductive.
Le Foyer d'accueil médicalisé est une structure assez analogue à la Maison d'accueil spécialisée, mais dont le rôle est moins cadré et le financement plus complexe.
Pour terminer, il faut signaler qu'une bonne compréhension politique des différences entre établissements nécessite la connaissance du financement des établissements sociaux et médico-sociaux.
Sources [modifier]
- ↑ Guy Dreano, Guide de l'éducation spécialisée, Dunod, 2002.
- ↑ HAGBERG B., HAGBERG G., OLOW I., VAN WENDT L. The changing panorama of cerebral palsy in Sweden. VII. Prevalence and origin in the birth year period 1987-90. Acta Paediatr 1996, 85 : 954-960
- ↑ texte de la loi handicap [archive]
- ↑ BAUDURET J.-F., JAEGER J. Rénover l'action sociale et médico-sociale, Dunod, septembre 2002.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sylvie Allemand-Baussier, Handicap... Le guide de l'autonomie, éditions La Martinière Jeunesse, 2001
- Jacques Costils, Réflexions sur le handicap, éditions Publibook, 2003
- Claude Hamonet et Marie de Jouvencel, Handicap : des mots pour le dire, des idées pour agir, éditions Connaissances et Savoirs, 2005
- Cesarina Moresi, Philippe Barraqué, Handicap, un challenge au quotidien, éditions Jouvence, 2007
- Delphine Siegrist, Oser être femme - Handicap et identité féminine, éditions Desclée de Brouwer, 2000
- Luc Van Lancker, Accessibilité des sites web - Mise en oeuvre des directives WCAG 1.0, éditions ENI
- Circulaire
interministérielle relative à l’accessibilité des établissements
recevant du public, des installations ouvertes au public et des
bâtiments d’habitation.
Circulaire interministérielle n°2007-53 DGUHC du 30 novembre 2007
Liens externes [modifier]
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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Handicap. |
- (fr) Site du gouvernement français présentant les dispositifs et établissements mis en oeuvre pour les personnes handicapées
- (fr) Site de l'Education nationale sur scolarisation et handicap
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cet article concerne le handicap en général. Pour le handicap dans le milieu du sport, voir handicap sportif.
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Voir « handicap » sur le Wiktionnaire. |
Symbole international caractérisant une zone pour personne ayant une mobilité réduite
On nomme handicap la limitation des possibilités d'interaction d'un individu avec son environnement, causée par une déficience qui provoque une incapacité, permanente ou non et qui mène à un stress et à des difficultés morales, intellectuelles, sociales ou (et) physiques.
Le handicap exprime une déficience vis-à-vis d'un environnement, que ce soit en termes d'accessibilité, d'expression, de compréhension ou d'appréhension. Il s'agit donc plus d'une notion sociale et d'une notion médicale.
Nouvelle définition donnée par la loi française du 11 février 2005 portant sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées :
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »
Ces limitations d'activité et de participation restent variables selon les contextes nationaux ou sociétaux. Ainsi, en Suède, la sensibilité électromagnétique est également un handicap.
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Historique du mot handicap [modifier]
Le mot handicap vient de l'expression anglaise 'hand in cap', ce qui signifie « la main dans le chapeau ». Dans le cadre d'un troc de biens entre deux personnes, il fallait rétablir une égalité de valeur entre ce qu'on donnait et ce qu'on recevait : ainsi celui qui recevait un objet d'une valeur supérieure devait mettre dans un chapeau une somme d'argent pour rétablir l'équité. L'expression s'est progressivement transformée en mot puis appliquée au domaine sportif (courses de chevaux notamment) au XVIIIe siècle. En hippisme, un handicap correspondait à la volonté de donner autant de chances à tous les concurrents en imposant des difficultés supplémentaire aux meilleurs.
Historiquement, le handicap se définissait par opposition à la maladie. Le patient était malade tant que son problème pouvait être pris en charge médicalement, il était réputé handicapé une fois devenu incurable.
En 1980, le Britannique Philip Wood a transformé radicalement la vision du handicap en le définissant comme un désavantage dont est victime une personne pour accomplir un rôle social normal du fait de sa déficience (lésion temporaire ou définitive) ou de son incapacité (réduction partielle ou totale des capacités pour accomplir une activité).
Cette définition a par la suite été critiquée pour mettre trop en avant l'aspect fonctionnel du handicap et pas assez son aspect social. Il est vrai que la problématique sociale du handicap a toujours buté sur une ambiguïté : tout le monde peut à un moment vivre une situation de handicap, pourtant les personnes handicapées sont bien une minorité amenée à défendre ses droits en tant que groupe social.
Avec la parution de la classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF, CIH-2), l'OMS a introduit une nouvelle typologie du handicap qui prend plus en compte les facteurs environnementaux. Le handicap peut y être défini comme la rencontre d'une déficience avec une situation de la vie quotidienne. Ces deux composantes sont soumises à l'influence de problèmes de santé (maladies, blessures, lésions) et de facteurs contextuels (environnement et facteurs personnels).
Déficiences [modifier]
Une déficience est un « perte de substance ou altération définitive ou provisoire, d'une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique. »[1]. Ce terme dans la traduction française est plus global que celle de trouble, qui n'inclut pas de perte de substance.
Les déficiences sont des problèmes du corps, des écarts par rapport à la situation normale. On distingue les lésions des structures anatomiques et les limitations des fonctions organiques et psychiques.
Une déficience peut être objective ou supposée, du fait d'altérations de l'estime de ses propres capacités (la peur de faire).
Une déficience peut être la conséquence (le symptôme) d'une maladie, mais n'est pas la maladie elle-même. Par exemple, une perte de l'audition peut être la conséquence d'une pathologie (otite, encéphalites, oreillons…) ou d'un traumatisme ou encore d'une anomalie génétique ou bien celle du vieillissement.
Si les déficiences ont toujours une cause organique ou psychique, elles recouvrent un domaine plus vaste que la notion de trouble ou de maladie. Cela signifie qu'un individu souffrant d'une déficience ne doit pas forcément être considéré comme un malade.
Situations de vie [modifier]
On distingue les activités, qui désignent l'exécution d'une tâche et les participations qui désignent le fait de prendre part à une situation de la vie quotidienne. Les situations de vie consistent donc à mettre en œuvre à la fois des savoir-faire et des savoir-être. Une situation de handicap est l'ensemble des difficultés rencontrées par un individu pour réagir à une situation de vie en raison de ses déficiences. Pour mesurer ces difficultés on différencie la notion de performance de celle de capacité. La performance mesure la réponse d'un individu à une situation de vie dans son environnement réel, alors que la capacité mesure l'aptitude d'un individu à répondre à cette même situation dans un environnement normalisé.
Toutes ces mesures sont dynamiques : elles varient à la fois en fonction de l'évolution des déficiences du patient et de ses apprentissages.
Toutes les difficultés rencontrées par une personne ne renvoient pas forcément à la notion de handicap définie ici. Par exemple, la réponse à apporter à une personne victime de discrimination raciale n'est pas d'ordre socio-médical mais d'ordre purement juridique.
Problème de santé [modifier]
C'est une expression assez large regroupant les maladies et les blessures mais aussi les troubles psychiques, les anomalies congénitales ou génétiques, voire les effets de l'âge, de la grossesse, du mode de vie (alcool, surpoids, etc.). Ils peuvent entraîner des déficiences ou se surajouter aux effets d'une déficience. Par exemple l'impact d'une déficience motrice sur les possibilités de déplacement pourra être aggravé par une surcharge pondérale.
Certains problèmes de santé n'ont aucun rapport avec la notion de handicap soit qu'ils soient asymptomatiques (hypertension, séropositivité) soit qu'ils soient pris en charge et compensés médicalement (diabète).
Une Rampe pour l'accès à un magasin ...
Facteurs contextuels [modifier]
Les facteurs contextuels sont induits par le milieu de vie d'une personne. Ils désignent tous les aspects du monde dans lequel évolue un individu et qui ont une influence sur les situations de vie auxquelles il est confronté.
Environnement [modifier]
C'est à la fois les aides techniques et prothèses ou l'environnement matériel de la personne et l'attitude de ses proches et de son entourage. C'est également l'attitude des institutions et de l'ensemble de la société sur les déficiences de la personne.
Facteurs personnels [modifier]
Ils concernent tous les aspects d'une personnalité qui ne ressortent pas du domaine de la santé. Cela peut être l'éducation, l'âge, la culture, l'origine sociale ou le niveau d'instruction par exemple. C'est également l'entraînement issu de la réadaptation.
Un aspect important est la subjectivité c’est-à-dire le retentissement psychique de l'apparition et de l'évolution du handicap : comment la personne ressent son handicap, jusqu'à quel point elle se sent différente, exclue, diminuée. Cette dimension psychologique a notamment été prise en compte dans les travaux de Claude Hamonet.
Classification [modifier]
- physique: moteur et sensoriel ou relationnel.
- mental: déficiences intellectuelles et relationnelles durables.
- associé ou multi handicaps : cumul de plusieurs handicaps.
- polyhandicap : cumul de handicaps moteur, intellectuel et de la communication.
Médicale [modifier]
En fonction de la date de survenue du handicap, on peut classer :
- Le handicap de l’enfant d'origine périnatale entre 22 semaines d’aménorrhée et 8 jours post-nataux (30 à 60%)
- Le handicap d'origine prénatale (chromosomique ou génétique, les embryofœtopathies infectieuses de survenue précoce (20 à 35%)
- Le handicap d'origine post-natale (infectieuse, tumorale ou traumatique) (5 à 10%)
Définition de l'origine médicale[2] [modifier]
Prénatale
- Génétique
- Chromosomique
- Embryofœtopathies (Cytomégalovirus, toxoplasmose, rubéole, herpès…)
- Anomalie cérébrale (hydrocéphalie, microcéphalie…)
- Anomalie congénitale multiple avec ou sans retard mental
- Hémorragie et accidents vasculaires cérébraux anténatals
- Si supérieure à 34 semaines d'aménorrhée : imagerie cérébrale anormale (leucomalacie péri-ventriculaire…) et absence d’événement péri/néonatal
Péri ou néonatale à 34 semaines d'aménorrhée et moins
Vraisemblable
- Hémorragie de grade III ou IV d’origine péri/néonatale identifiée
- Œdème/souffrance cérébrale lié à un choc ou souffrance néonatale (insuffisance viscérale et réanimation)
- Bactériémie et infection du système nerveux centrale d’origine péri/néonatale identifiée
- Imagerie cérébrale initiale normale puis apparition des images (leucomalacie péri-ventriculaire et/ou hémorragie intra-ventriculaire) qui ne répondent pas aux critères anténatals
Probable
- Apgar bas inférieur 3 à 5 minutes ou 5 à 10 minutes, ou pH inférieur 6,9
- Ventilation assistée de plus de 7 jours ou pneumothorax
Péri ou néonatale après 34 semaines d'aménorrhée
- Hémorragie ou AVC d’origine péri/néonatale identifiée
- Œdème/souffrance cérébrale lié à un choc ou souffrance néonatale (insuffisance viscérale et réanimation)
- Bactériémie et infection du système nerveux centrale d’origine péri/néonatale identifiée
- Encéphalopathie hypoxique ischémique (Apgar inférieur 5 à 1 ou 5 minutes, réanimation/ventilation, convulsions avant le troisième jour)
Les différents types de handicap [modifier]
Il existe donc des handicaps qui ont une origine physiologique :
- Handicaps physiques
- Handicaps sensoriels : surdité, amblyopie, anosmie, cécité, daltonisme
- Handicaps moteurs (paralysies, amputations, infirmité motrice cérébrale, Spina bifida, myopathie…) et de la voix (mutisme, laryngectomie)
- Maladies chroniques : épilepsie, cardiopathie, mucoviscidose…
Cette terminologie concerne plutôt les handicaps majeurs, les handicaps légers apparentés seront plutôt désignés par handicap neuropsychologique.
- Déficiences mentales et intellectuelles
- Handicap d'origine neuropsychologique
- dyslexie dysorthographique
- dyspraxie visuo-spatiale
- dyscalculie
- etc.
Mais également des handicaps sans signification somatique :
- Handicap cognitif (Illettrisme, langue, culture …)
- Handicaps sociaux
Et d'autres dont le statut est plus ambigu :
- Troubles de la communication
- Troubles de l'apprentissage
Un polyhandicapé n'est pas seulement une personne présentant une accumulation de handicaps physiques et mentaux. Elle présente aussi une grande dépendance et nécessite une assistance constante pour tous les actes du quotidiens : syndrome de Rett, etc.
Intégration des personnes handicapées [modifier]
Principes généraux et mesures en place [modifier]
La loi française 2005-102 du 11 février 2005[3] a vocation à améliorer cette intégration par toute une série de mesures en cours de mise en œuvre.
L'idée est, au nom du principe d'égalité, de reconnaître que le droit à la compensation du handicap résulte d'un devoir sociétal, et non d'une quelconque logique de commisération voire de charité. Autrement dit il s'agit de rétablir une certaine "égalité des chances".
- Au plan national, on notera entre autres des exigences accrues en termes d'accessibilité des espaces urbains et diverses dispositions visant à lever les barrières d'accès à l'emploi.
Sur le plan financier, cet effort s'est traduit par la mise en place de la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie (CNSA). Celle-ci gère en particulier les sommes récoltées du fait de la suppression du jour férié (Pentecôte). Une partie de ces sommes, destinées aux personnes handicapées, sont ensuite redistribuées aux conseils généraux. Noter cependant qu'une partie importante des fonds sert également à organiser la réponse de la société française au défi majeur qu'est le vieillissement de sa population.
En pratique en France [modifier]
Maison départementale des personnes handicapées [modifier]
- Au plan local, le conseil général se voit renforcé dans son rôle d'architecte et d'organisateur de la politique de compensation du handicap.
Sur lui repose l'organisation de la Maison départementale des personnes handicapées. Celle-ci doit fonctionner comme un guichet unique à destination de la personne en situation de handicap, et remplace notamment les structures diverses auxquelles devaient auparavant s'adresser les personnes en situation de handicap : les CCPE, CCSE, CDES, Cotorep… Il doit également élaborer un Schéma départemental du handicap, visant notamment à structurer et surveiller les différentes services d'accompagnement offrant des prestations aux personnes en situation de handicap.
Accès pour handicap grace a la rampe
Transport [modifier]
Métro parisien, mars 2008
En France, d'après une enquête de l'IFOP menée en juillet 2004[réf. nécessaire], plus de 82% des lignes de bus sont inaccessibles aux handicapés, 30% des bureaux de poste et 23% des mairies. La moitié des cinémas, des restaurants et des boulangeries sont également inaccessibles aux personnes en situation de handicap.
Travail [modifier]
En 2006, plus de 30% de la population des personnes en situation de handicap capables de travailler est au chômage - même s'il existe heureusement des exemples d'intégration de personnes en situation de handicap au monde du travail.
La loi du 10 juillet 1987 a institué une obligation d'emploi dans les entreprises de 20 salariés et plus : compter des résultats à hauteur de 6% (nombre de salariés handicapés, financements d'actions de formation...). Un fonds pour le développement de l'emploi des personnes handicapées est mis en place. Il recueille les contributions obligatoires versées par les établissements qui n'atteignent pas le taux de 6%. L'AGEFIPH gère ce fonds et finance diverses aides auprès des personnes handicapées : formation, aménagement du poste de travail, aménagement de véhicule... Elle contribue aussi au recrutement de personnes handicapées (prime versée à l'employeur) ainsi qu'à l'aménagement du poste de travail.
La loi du 11 février 2005 a renforcé les aides en faveur des personnes handicapées. Les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) sont créées. La CDAPH (Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées) siège au sein de chaque MDPH. Elle remplace la COTOREP ; elle attribue les RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé). Un Fonds pour l'insertion professionnelle dans les fonctions publiques (Etat, territoriales et hospitalière) est également créé.
Sport et loisirs [modifier]
L'intégration des personnes en situation de handicap se fait dans le milieu sportif spécialisé dans le cadre de deux fédérations :
- la FFSA (Fédération Française de Sport Adapté) qui s'adresse aux publics porteurs de handicap intellectuel
- la FFH (Fédération Française Handisport) qui s'adresse aux publics porteurs de handicap moteur et sensoriel
Par ailleurs, des sections handisport ou sport adapté peuvent exister au sein des clubs « valides » pour une intégration en milieu ordinaire plus marquée.
En France, le terme d'activité physique adaptée désigne toutes ces pratiques ainsi que celles ayant trait à la réadaptation dans les centres de rééducation fonctionnelle par exemple.
A l'école [modifier]
La scolarisation des enfants et adolescents handicapés est l'un des principaux enjeux de la nouvelle politique du handicap définie par la loi du 11 février 2005. Le droit d'inscrire à l'école tout enfant qui présente un handicap constitue l'une des évolutions fondamentales de cette loi.
Selon l'article 19 de cette loi, "le service public de l'éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. Dans ses domaines de compétence, l'Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés.".
La scolarisation dans un établissement de l'Education Nationale peut prendre deux formes principales:
- scolarisation dite "individuelle" : l'enfant est dans une classe dite "ordinaire" ou dans une classe adaptée à des élèves ayant des difficultés scolaires ou sociales.
- scolarisation dite "collective" : l'enfant est dans une classe dédiée aux élèves en situation de handicap où un enseignement différencié permet à l'enfant de suivre partiellement ou totalement un cursus scolaire ordinaire.
Accompagnement des personnes handicapées [modifier]
Il faut d'abord souligner que l'accompagnement de la personne en situation de handicap n'a rien de systématique. La plupart des personnes handicapées sont autonomes, mais certaines d'entre elles ne peuvent vivre décemment sans l'aide d'un tiers.
De manière générale, la personne handicapée tend de plus en plus à être l'organisateur de son accompagnement. À l'avenir elle devrait de plus en plus être l'employeur de ses accompagnateurs (appelés plus fréquemment auxiliaire de vie). En France, le Conseil Général attribue une allocation mensuelle pour cela sur décision de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui siège à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Cette vision s'oppose à celle d'une grande dépendance vis-à-vis de l'extérieur, dont l'archétype a longtemps été la "prise en charge" en établissement spécialisé. Ce mouvement rejoint celui de désinstitutionnalisation.
Il s'agit d'aller maintenant vers des prestations personnalisées.
Ceci de 2 manières qui ne sont pas incompatibles : le maintien à domicile et le séjour ou la domiciliation en établissement adapté.
Le maintien à domicile en France [modifier]
Il s'agit de créer des services divers permettant à la personne handicapée de vivre en milieu ordinaire malgré son handicap.
Il convient tout d'abord d'insister sur le rôle essentiel joué par le corps médical et paramédical, libéral ou hospitalier. Pour certains handicaps, cet accompagnement peut suffire.
Pour les enfants très jeunes, il s'agira d'abord d'un soutien apporté par la protection maternelle et infantile (PMI) et les centre d'action médico-sociale précoce|centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP).
Pour les enfants, cette mission est partagée avec l'Éducation nationale (classe d'intégration scolaire (CLIS), unité pédagogique d'intégration (UPI), institut médico-éducatif (IME), institut médico-professionnel (IMPro), service d'éducation spécialisée et de soins à domicile (SESSAD)), et, dans certains cas, avec les services de pédopsychiatrie (Centre médico-psychologique (CMP), centre médico-psycho-pédagogique (CMPP), …)
Pour les adultes, d'autres services existent, comme les services pour la vie autonome (site pour la vie autonome (SVA)) (désormais le plus souvent intégrés dans la Maison départementale des personnes handicapées), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), service d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD), service polyvalent d'aide et de soins à domicile (SPASAD), service d'accompagnement médico-social pour adulte handicapé (SAMSAH)… Il faut aussi noter la réponse importante que peut constituer l'accueil familial.
Séjour et domiciliation en établissement adapté en France [modifier]
C'est la solution plus classique des établissements sociaux et médico-sociaux. Ces établissements participent au service public de l'action sociale et médico-sociale (Olivier POINSOT, "Les institutions privées et le service public de l'action sociale et médico-sociale", Revue Générale des Collectivités territoriales n° 37, nov.-déc. 2005, p. 415-431 ; Olivier POINSOT, "L'action sociale et médico-sociale, un service public industriel et commercial ?", La Semaine Juridique éd. A 2005, n° 1358) et contribuent à la mise en œuvre de la politique de santé publique définie par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004.
Certaines de ces structures ont parfois mauvaise presse.
D'abord parce que la "découverte" régulière de maltraitance jette l'opprobre sur ces "institutions".
Ensuite parce le mode de vie collectif qui y est imposé de facto heurte l'aspiration contemporaine à l'individualisme. Il rappelle des institutions caricatures comme le pensionnat ou l'asile (au sens péjoratif). Il faut ajouter que dans ce cadre, la personne handicapée se trouve fréquenter beaucoup plus d'autres personnes handicapées que la moyenne de la population, ce qui n'est pas indifférent dans le cadre du retard mental ou psychique notamment.
Enfin, la personne handicapée y est confrontée à une équipe de professionnels "sachant", qui peuvent parfois plus écouter leur avis d'experts que celui de la personne (qu'on appelle aujourd'hui le plus souvent "résidant" ou "jeune" quand cela est justifié). Dans ce cadre, elle n'est pas toujours en mesure d'être à proprement parler l'organisatrice de son accompagnement.
Ajoutons que ces structures coûtent cher (couramment plus de 100€ par jour et par personne accueillie).
La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002[4] rénovant l'action sociale et médico-sociale a institué toute une batterie de réformes susceptibles d'améliorer le fonctionnement de ces institutions : projet d'établissement, conseil de la vie sociale, contrat de séjour, charte des droits et libertés de la personne accueillie, autoévaluation, évaluation externe, livret d'accueil.
De plus des programmes systématiques d'inspection sont actuellement mis en œuvre par les DDASS.
Ces établissements ne sont pas pour autant en perte de vitesse, car des places nouvelles sont programmées. En revanche ils doivent évoluer sur les prestations qu'ils offrent. Il leur faut adopter une approche client et mettre en place une démarche qualité. Il leur appartient également de mettre en place des solutions souples d'accueil temporaire ou de journée.
Ces exigences à tendance consumériste et entrepreneuriale choquent a priori un nombre important des travailleurs qui y exercent ; elles conditionnent pourtant l'avenir de ces établissements.
La plupart de ceux-ci sont associatifs à but non lucratif. Beaucoup sont gérés par des associations de parents. Certains sont gérés par des mutuelles. Il existe également un réseau d'établissements publics - parfois gérés par des Centres Hospitaliers.
Certaines structures sont tournées vers le travail adapté : il s'agit des Établissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT), (ex CAT Centre d'Aide par le Travail). Il s'agit de structures médico-sociales qui font la balance entre les exigences de la production et les capacités des travailleurs, qui sont tous des personnes handicapées.
Aux ESAT sont souvent adossés des Foyers d'hébergement, qui sont des structures d'hébergement offrant en sus un accompagnement psycho-éducatif aux résidents.
Lorsque les personnes ne sont pas aptes à travailler, elles peuvent être accueillies dans un Foyer de Vie (parfois appelé Foyer occupationnel).
Les personnes souffrant de handicaps plus graves peuvent être accueillies en Maison d'accueil spécialisée, en théorie construite pour accueillir les personnes polyhandicapées. Les établissements pour enfants polyhandicapés sont également en recherche, pour les plus dynamiques, d'approches éducatives spécialisées favorisant le développement et l'autonomisation, telles que les salles Snoezelen, ou l'éducation conductive.
Le Foyer d'accueil médicalisé est une structure assez analogue à la Maison d'accueil spécialisée, mais dont le rôle est moins cadré et le financement plus complexe.
Pour terminer, il faut signaler qu'une bonne compréhension politique des différences entre établissements nécessite la connaissance du financement des établissements sociaux et médico-sociaux.
Sources [modifier]
- ↑ Guy Dreano, Guide de l'éducation spécialisée, Dunod, 2002.
- ↑ HAGBERG B., HAGBERG G., OLOW I., VAN WENDT L. The changing panorama of cerebral palsy in Sweden. VII. Prevalence and origin in the birth year period 1987-90. Acta Paediatr 1996, 85 : 954-960
- ↑ texte de la loi handicap [archive]
- ↑ BAUDURET J.-F., JAEGER J. Rénover l'action sociale et médico-sociale, Dunod, septembre 2002.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Sylvie Allemand-Baussier, Handicap... Le guide de l'autonomie, éditions La Martinière Jeunesse, 2001
- Jacques Costils, Réflexions sur le handicap, éditions Publibook, 2003
- Claude Hamonet et Marie de Jouvencel, Handicap : des mots pour le dire, des idées pour agir, éditions Connaissances et Savoirs, 2005
- Cesarina Moresi, Philippe Barraqué, Handicap, un challenge au quotidien, éditions Jouvence, 2007
- Delphine Siegrist, Oser être femme - Handicap et identité féminine, éditions Desclée de Brouwer, 2000
- Luc Van Lancker, Accessibilité des sites web - Mise en oeuvre des directives WCAG 1.0, éditions ENI
- Circulaire
interministérielle relative à l’accessibilité des établissements
recevant du public, des installations ouvertes au public et des
bâtiments d’habitation.
Circulaire interministérielle n°2007-53 DGUHC du 30 novembre 2007
Liens externes [modifier]
|
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Handicap. |
- (fr) Site du gouvernement français présentant les dispositifs et établissements mis en oeuvre pour les personnes handicapées
- (fr) Site de l'Education nationale sur scolarisation et handicap
je suis ce que je suis
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
A quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "je suis ce que je suis"
Je suis peut-être une tulipe
Qui s'éveille à tous les printemps
Démontrant ses couleurs, ses principes
Jugée souvent bien hors du temps
Je suis peut-être une rose
Dégageant l'arôme de l'amour
On se pique sour mon côté morose
Mais le bonheur est au détour
Je suis peut-être un pissenlit
Répandu et plutôt mal compris
Mais sachez quand il est bien servi
Il donnera du goût à votre vie
Qu'importe la fleur que vous soyez
Vous avez tous un rôle à jouer
Mais vous devez vous rappeler
De celui qui vous a crée
La tulipe ne sera une rose
Et la rose ne sera un pissenlit
A quoi sert espérer être une rose
Quand au fond "Je suis ce que je suis".
05 octobre 2009
expo du silex
Communiqué de presse : « Expo » L'AFRAHM vous invite à découvrir des
artistes du Silex du 07 octobre 09 jusqu’au 10 janvier 2010
http://www.lesilex.be
http://www.afrahm.be/
01 octobre 2009
Cap48 du 2 au 11 octobre
«Pour que le handicap ne soit plus un handicap, ensemble même si on est différent.»
Faire bouger la société
L'action de CAP48 vise à placer les questions liées au handicap au cœur des préoccupations de notre
société, qu'il soit physique, mental, sensoriel ou social. En
partenariat étroit avec la RTBF, nous travaillons au jour le jour au
changement des mentalités.
La solidarité avec les personnes handicapées
CAP48 veut insuffler un grand élan de solidarité se traduisant dans une récolte de fonds pour financer des projets portés par des ASBL. Ces projets permettent de soutenir de nouvelles approches pédagogiques, l’amélioration des conditions de vie grâce à des investissements dans les bâtiments et favorisent la mobilité par le financement de nombreux véhicules.
La solidarité avec les jeunes en difficulté d’insertion
CAP48 finance également des projets dans le domaine de l’aide à la jeunesse pour soutenir les efforts d’insertion de jeunes en difficulté. De nombreuses émissions y sont consacrées sur les chaînes de la RTBF.
Un engagement citoyen
L'implication d'un réseau de plus de 5300 bénévoles, de la RTBF, des entreprises partenaires ainsi que des pouvoirs publics fait de CAP48 un grand mouvement de mobilisation citoyenne pour construire un monde où chacun a sa chance !
A quoi sert l’argent récolté par CAP48 ? La campagne de récolte de fonds organisée une fois par an par CAP48 permet le financement de projets visant l'amélioration des conditions de vie des personnes handicapées et de la jeunesse en difficulté, partout à Bruxelles en Wallonie et en Communauté germanophone. En 2006, CAP48 à financé 94 projets différents.
Quels types de projets sont financés par CAP48 ?
CAP48 soutient 3 types de financement différents :
- les projets pédagogiques : Ces financements sont consacrés à des projets vivants et novateurs mettant la personne handicapée au cœur de son action : dispositif de sensibilisation, spectacle, expo, espace rencontres, programmes de formation etc.
- les infrastructures : Pour améliorer la qualité de l’accueil. Ces financements sont consacrés à la construction ou à la rénovation de bâtiments qui accueillent des personnes handicapées ou des jeunes en difficultés. Par exemple : construction d’un nouveau service, agrandissement d’un espace d’accueil, rénovation de locaux.
- la mobilité : Pour promouvoir les loisirs et la découverte. Ces financements permettent l’achat ou l’adaptation de véhicules aux besoins spécifiques des personnes handicapées. Ils peuvent ainsi participer à une multitude d’activités nécessitant un déplacement.
CAP48 ne finance jamais entièrement un projet. Le financement de CAP48 est complémentaire aux autres subventions possibles et aux ressources propres de l’association.
Sur un don de 100€, quelle proportion part effectivement en aide sur le terrain ?
En 2006, pour tout don de 100€ :
- 80.8€ ont été directement affectés à notre mission sociale sur le terrain.
- 5.8€ ont été affectés aux actions de sensibilisation
- 13.4€ ont été affectés au frais de campagne et de gestion
(cfr comptes et bilans 2006)
Qui peut bénéficier des financements de CAP48 ?
CAP48 finance des projets concrets portés par des ASBL, des
fondations ou des coopératives à finalité sociale qui soutiennent les
personnes handicapées et les jeunes en difficultés.
Les demandes d’aide financière liées à des situations individuelles ne sont donc jamais prise en compte.(voir règlement)
Les projets financés doivent concerner prioritairement les populations francophones et germanophones domiciliées en Belgique.
L’association demanderesse ne doit pas obligatoirement avoir pour objet social les personnes handicapées ou la jeunesse en difficulté, mais le projet introduit à CAP48 doit concerner directement ces populations particulières.
Combien de fois peut on bénéficier d’un financement de CAP48 ?
Une association qui a bénéficié d’un soutien de CAP48 ne peut pas solliciter un financement à la campagne suivante. Dans le cas d’une association comprenant plusieurs sites d’exploitation, cette règle est applicable par site.
Quand peut-on rentrer une demande de financement par CAP48 ?
Chaque année, CAP48 élabore un document d’appel à projets. Celui-ci est disponible sur le site www.cap48.be durant une période allant de la mi juin à la mi juillet. Pour être pris en compte, le dossier de candidature doit être dûment complété, daté et signé par les personnes habilitées à engager l’association demanderesse
Selon quelle procédure les projets financés sont-ils choisis ?
Dans un premier temps, chaque association ayant déposé un dossier de
candidature est informée par courrier ordinaire de la recevabilité
formelle ou non de sa demande.
Un jury indépendant examine ensuite les dossiers de candidature jugés
recevables. Sur base du travail effectué par le jury, le Conseil
d’Administration décide de chacun des projets qui seront soutenus par
l’opération, de la nature de ce soutien ainsi que du montant de
celui-ci et de ses éventuelles conditions et modalités particulières
d’application.
Une réponse définitive sera donnée à chaque
candidat ayant rentré un projet. Pour les projets retenus, une
convention signée par les deux partenaires donnera accès aux fonds
octroyés par CAP48.
Les pouvoirs publics collaborent-ils avec CAP48 ?
Depuis sa création, CAP48 à toujours eu pour souci de compléter le travail des pouvoirs publics et non pas de s’y substituer. Depuis 2003, cette philosophie se traduit par un partenariat concret sous la forme d’un co-financement à part égale d’une série de projets pédagogiques. (voir liste des projets co-financés)
http://blogrtbf.typepad.com/cap48/
25 septembre 2009
Convention relative aux droits des personnes handicapées
La Belgique ratifie la Convention relative aux droits des personnes
handicapées
Le 2 juillet dernier, la Belgique ratifiait la Convention des Nations
Unies relative aux droit des personnes handicapées.
Ce 30 juillet, les Etats-Unis franchissaient un grand pas en signant
cette Convention, premier pas avant la ratification...
Adoptée le 13 décembre 2006 au siège de l'Organisation des Nations Unies à New
York, la Convention a été ouverte à la signature le 30 mars 2007.
La Convention se veut un instrument des Droits de
l'Homme comportant une dimension sociale explicite. Elle réaffirme que toutes
les personnes en situation de handicap doivent bénéficier de tous les droits et
libertés fondamentaux. Elle éclaire et précise la façon dont toutes les
catégories de droits s'appliquent aux personnes en situation de handicap et
désigne les domaines où des adaptions permettraient à ces personnes d'exercer
effectivement leurs droits, ainsi que les domaines où il y a eu violation de
droits et où il convient de renforcer la protection de ces droits.
Des mesures sont notamment prévues dans le domaine de l'accessibilité des
bâtiments et des services, de la protection des enfants handicapés, du droit à
la santé et à la revalidation, de la discrimination au travail, du droit à la
propriété, de l'accès aux services financiers, du droit à un niveau de vie
adapté, de la protection sociale, du droit à la vie privée et à l'accès aux
données médicales et du droit à une participation digne à la vie culturelle.
***********************************************************************
http://www.un.org/french/disabilities/default.asp?id=1413
Texte intégral de la Convention
relative aux droits des personnes handicapées (1/3)
Convention relative aux droits des personnes handicapées et Protocole
facultatif
Préambule
Les États Parties à la présente Convention,
- Rappelant les principes
proclamés dans la Charte des Nations Unies selon lesquels la
reconnaissance de la dignité et de la valeur inhérentes à tous les membres
de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue
le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,
- Reconnaissant que les
Nations Unies, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et
dans les Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, ont
proclamé et sont convenues que chacun peut se prévaloir de tous les droits
et de toutes les libertés qui y sont énoncés, sans distinction aucune,
- Réaffirmant le caractère
universel, indivisible, interdépendant et indissociable de tous les droits
de l’homme et de toutes les libertés fondamentales et la nécessité d’en
garantir la pleine jouissance aux personnes handicapées sans
discrimination,
- Rappelant le Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le
Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention
internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination
raciale, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes, la Convention contre la torture et
autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la
Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention internationale
sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des
membres de leur famille,
- Reconnaissant que la notion
de handicap évolue et que le handicap résulte de l’interaction entre des
personnes présentant des incapacités et les barrières comportementales et
environnementales qui font obstacle à leur pleine et effective
participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres,
- Reconnaissant l’importance
des principes et lignes directrices contenus dans le Programme d’action
mondial concernant les personnes handicapées et dans les Règles pour
l’égalisation des chances des handicapés et leur influence sur la promotion,
l’élaboration et l’évaluation aux niveaux national, régional et
international des politiques, plans, programmes et mesures visant la
poursuite de l’égalisation des chances des personnes handicapées,
- Soulignant qu’il importe
d’intégrer la condition des personnes handicapées dans les stratégies
pertinentes de développement durable,
- Reconnaissant également que
toute discrimination fondée sur le handicap est une négation de la dignité
et de la valeur inhérentes à la personne humaine,
- Reconnaissant en outre la
diversité des personnes handicapées,
- Reconnaissant la nécessité
de promouvoir et protéger les droits de l’homme de toutes les personnes
handicapées, y compris de celles qui nécessitent un accompagnement plus
poussé,
- Préoccupés par le fait
qu’en dépit de ces divers instruments et engagements, les personnes
handicapées continuent d’être confrontées à des obstacles à leur
participation à la société en tant que membres égaux de celle-ci et de
faire l’objet de violations des droits de l’homme dans toutes les parties
du monde,
- Reconnaissant l’importance
de la coopération internationale pour l’amélioration des conditions de vie
des personnes handicapées dans tous les pays, en particulier dans les pays
en développement,
- Appréciant les utiles contributions
actuelles et potentielles des personnes handicapées au bien-être général
et à la diversité de leurs communautés et sachant que la promotion de la
pleine jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales par
ces personnes ainsi que celle de leur pleine participation renforceront
leur sentiment d’appartenance et feront notablement progresser le
développement humain, social et économique de leurs sociétés et
l’élimination de la pauvreté,
- Reconnaissant l’importance
pour les personnes handicapées de leur autonomie et de leur indépendance
individuelles, y compris la liberté de faire leurs propres choix,
- Estimant que les personnes
handicapées devraient avoir la possibilité de participer activement aux
processus de prise de décisions concernant les politiques et programmes,
en particulier ceux qui les concernent directement,
- Préoccupés par les
difficultés que rencontrent les personnes handicapées, qui sont exposées à
des formes multiples ou aggravées de discrimination fondées sur la race, la
couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute
autre opinion, l’origine nationale, ethnique, autochtone ou sociale, la
fortune, la naissance, l’âge ou toute autre situation,
- Reconnaissant que les
femmes et les filles handicapées courent souvent, dans leur famille comme
à l’extérieur, des risques plus élevés de violence, d’atteinte à
l’intégrité physique, d’abus, de délaissement ou de défaut de soins, de
maltraitance ou d’exploitation,
- Reconnaissant que les
enfants handicapés doivent jouir pleinement de tous les droits de l’homme
et de toutes les libertés fondamentales, sur la base de l’égalité avec les
autres enfants, et rappelant les obligations qu’ont contractées à cette
fin les États Parties à la Convention relative aux droits de l’enfant,
- Soulignant la nécessité
d’intégrer le principe de l’égalité des sexes dans tous les efforts visant
à promouvoir la pleine jouissance des droits de l’homme et des libertés
fondamentales par les personnes handicapées,
- Insistant sur le fait que
la majorité des personnes handicapées vivent dans la pauvreté et
reconnaissant à cet égard qu’il importe au plus haut point de s’attaquer
aux effets pernicieux de la pauvreté sur les personnes handicapées,
- Conscients qu’une
protection véritable des personnes handicapées suppose des conditions de
paix et de sécurité fondées sur une pleine adhésion aux buts et principes
de la Charte des Nations Unies et sur le respect des instruments des
droits de l’homme applicables, en particulier en cas de conflit armé ou d’occupation
étrangère,
- Reconnaissant qu’il importe
que les personnes handicapées aient pleinement accès aux équipements
physiques, sociaux, économiques et culturels, à la santé et à l’éducation
ainsi qu’à l’information et à la communication pour jouir pleinement de
tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales,
- Conscients que l’individu,
étant donné ses obligations envers les autres individus et la société à
laquelle il appartient, est tenu de faire son possible pour promouvoir et
respecter les droits reconnus dans la Charte internationale des droits de
l’homme,
- Convaincus que la famille
est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la
protection de la société et de l’État et que les personnes handicapées et
les membres de leur famille devraient recevoir la protection et l’aide
nécessaires pour que les familles puissent contribuer à la pleine et égale
jouissance de leurs droits par les personnes handicapées,
- Convaincus qu’une
convention internationale globale et intégrée pour la promotion et la
protection des droits et de la dignité des personnes handicapées
contribuera de façon significative à remédier au profond désavantage
social que connaissent les personnes handicapées et qu’elle favorisera
leur participation, sur la base de l’égalité des chances, à tous les
domaines de la vie civile, politique, économique, sociale et culturelle,
dans les pays développés comme dans les pays en développement,
Sont convenus de ce qui suit :
Article premier
Objet
La présente Convention a pour objet de promouvoir, protéger et assurer la
pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les
libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le
respect de leur dignité intrinsèque.
Par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des
incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont
l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et
effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres.
Article 2
Définitions
Aux fins de la présente Convention :
On entend par « communication », entre autres, les langues, l’affichage de
texte, le braille, la communication tactile, les gros caractères, les supports
multimédias accessibles ainsi que les modes, moyens et formes de communication
améliorée et alternative à base de supports écrits, supports audio, langue
simplifiée et lecteur humain, y compris les technologies de l’information et de
la communication accessibles;
On entend par « langue », entre autres, les langues parlées et les langues
des signes et autres formes de langue non parlée;
On entend par « discrimination fondée sur le handicap » toute distinction,
exclusion ou restriction fondée sur le handicap qui a pour objet ou pour effet
de compromettre ou réduire à néant la reconnaissance, la jouissance ou
l’exercice, sur la base de l’égalité avec les autres, de tous les droits de
l’homme et de toutes les libertés fondamentales dans les domaines politique,
économique, social, culturel, civil ou autres. La discrimination fondée sur le
handicap comprend toutes les formes de discrimination, y compris le refus
d’aménagement raisonnable;
On entend par « aménagement raisonnable » les modifications et ajustements
nécessaires et appropriés n’imposant pas de charge disproportionnée ou indue
apportés, en fonction des besoins dans une situation donnée, pour assurer aux
personnes handicapées la jouissanceou l’exercice, sur la base de l’égalité avec
les autres, de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés
fondamentales;
On entend par « conception universelle » la conception de produits,
d’équipements, de programmes et de services qui puissent être utilisés par
tous, dans toute la mesure possible, sans nécessiter ni adaptation ni conception
spéciale. La « conception universelle » n’exclut pas les appareils et
accessoires fonctionnels pour des catégories particulières de personnes
handicapées là où ils sont nécessaires.
Article 3
Principes généraux
Les principes de la présente Convention sont :
- Le respect de la dignité
intrinsèque, de l’autonomie individuelle, y compris la liberté de faire
ses propres choix, et de l’indépendance des personnes;
- La non-discrimination;
- La participation et
l’intégration pleines et effectives à la société;
- Le respect de la différence
et l’acceptation des personnes handicapées comme faisant partie de la
diversité humaine et de l’humanité;
- L’égalité des chances;
- L’accessibilité;
- L’égalité entre les hommes
et les femmes;
- Le respect du développement
des capacités de l’enfant handicapé et
- Le respect du droit des
enfants handicapés à préserver leur identité.
Article 4
Obligations générales
- Les États Parties
s’engagent à garantir et à promouvoir le plein exercice de tous les droits
de l’homme et de toutes les libertés fondamentales de toutes les personnes
handicapées sans discrimination d’aucune sorte fondée sur le handicap. À
cette fin, ils s’engagent à :
- Adopter toutes
mesures appropriées d’ordre législatif, administratif ou autre pour
mettre en oeuvre les droits reconnus dans la présente Convention;
- Prendre toutes
mesures appropriées, y compris des mesures législatives, pour modifier,
abroger ou abolir les lois, règlements, coutumes et pratiques qui sont
source de discrimination envers les personnes handicapées;
- Prendre en compte la
protection et la promotion des droits de l’homme des personnes
handicapées dans toutes les politiques et dans tous les programmes;
- S’abstenir de tout
acte et de toute pratique incompatible avec la présente Convention et
veiller à ce que les pouvoirs publics et les institutions agissent
conformément à la présente Convention;
- Prendre toutes
mesures appropriées pour éliminer la discrimination fondée sur le
handicap pratiquée par toute personne, organisation ou entreprise privée;
- Entreprendre ou
encourager la recherche et le développement de biens, services,
équipements et installations de conception universelle, selon la
définition qui en est donnée à l’article 2 de la présente Convention, qui
devraient nécessiter le minimum possible d’adaptation et de frais pour
répondre aux besoins spécifiques des personnes handicapées, encourager
l’offre et l’utilisation de ces biens, services, équipements et
installations et encourager l’incorporation de la conception universelle
dans le développement des normes et directives;
- Entreprendre ou
encourager la recherche et le développement et encourager l’offre et
l’utilisation de nouvelles technologies – y compris les technologies de
l’information et de la communication, les aides à la mobilité, les
appareils et accessoires et les technologies d’assistance – qui soient
adaptées aux personnes handicapées, en privilégiant les technologies d’un
coût abordable;
- Fournir aux personnes
handicapées des informations accessibles concernant les aides à la
mobilité, les appareils et accessoires et les technologies d’assistance,
y compris les nouvelles technologies, ainsi que les autres formes
d’assistance, services d’accompagnement et équipements;
- Encourager la
formation aux droits reconnus dans la présente Convention des
professionnels et personnels qui travaillent avec des personnes
handicapées, de façon à améliorer la prestation des aides et services
garantis par ces droits.
- Adopter toutes
mesures appropriées d’ordre législatif, administratif ou autre pour
mettre en oeuvre les droits reconnus dans la présente Convention;
- Dans le cas des droits
économiques, sociaux et culturels, chaque État Partie s’engage à agir, au
maximum des ressources dont il dispose et, s’il y a lieu, dans le cadre de
la coopération internationale, en vue d’assurer progressivement le plein
exercice de ces droits, sans préjudice des obligations énoncées dans la présente
Convention qui sont d’application immédiate en vertu du droit
international.
- Dans l’élaboration et la
mise en oeuvre des lois et des politiques adoptées aux fins de
l’application de la présente Convention, ainsi que dans l’adoption de
toute décision sur des questions relatives aux personnes handicapées, les
États Parties consultent étroitement et font activement participer ces
personnes, y compris les enfants handicapés, par l’intermédiaire des
organisations qui les représentent.
- Aucune des dispositions de
la présente Convention ne porte atteinte aux dispositions plus favorables
à l’exercice des droits des personnes handicapées qui peuvent figurer dans
la législation d’un État Partie ou dans le droit international en vigueur
pour cet État. Il ne peut être admis aucune restriction ou dérogation aux
droits de l’homme et aux libertés fondamentales reconnus ou en vigueur
dans un État Partie à la présente Convention en vertu de lois, de
conventions, de règlements ou de coutumes, sous prétexte que la présente
Convention ne reconnaît pas ces droits et libertés ou les reconnaît à un
moindre degré.
- Les dispositions de la
présente Convention s’appliquent, sans limitation ni exception aucune, à
toutes les unités constitutives des États fédératifs.
Article 5
Égalité et non-discrimination
- Les États Parties
reconnaissent que toutes les personnes sont égales devant la loi et en
vertu de celle-ci et ont droit sans discrimination à l’égale protection et
à l’égal bénéfice de la loi.
- Les États Parties
interdisent toutes les discriminations fondées sur le handicap et
garantissent aux personnes handicapées une égale et effective protection
juridique contre toute discrimination, quel qu’en soit le fondement.
- Afin de promouvoir
l’égalité et d’éliminer la discrimination, les États Parties prennent
toutes les mesures appropriées pour faire en sorte que des aménagements
raisonnables soient apportés.
- Les mesures spécifiques
qui sont nécessaires pour accélérer ou assurer l’égalité de facto des
personnes handicapées ne constituent pas une discrimination au sens de la
présente Convention.
Article 6
Femmes handicapées
- Les États Parties
reconnaissent que les femmes et les filles handicapées sont exposées à de
multiples discriminations, et ils prennent les mesures voulues pour leur
permettre de jouir pleinement et dans des conditions d’égalité de tous les
droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales.
- Les États Parties prennent
toutes mesures appropriées pour assurer le plein épanouissement, la promotion
et l’autonomisation des femmes, afin de leur garantir l’exercice et la
jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales énoncés
dans la présente Convention.
Article 7
Enfants handicapés
- Les États Parties prennent
toutes mesures nécessaires pour garantir aux enfants handicapés la pleine
jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés
fondamentales, sur la base de l’égalité avec les autres enfants.
- Dans toutes les décisions
qui concernent les enfants handicapés, l’intérêt supérieur de l’enfant
doit être une considération primordiale.
- Les États Parties
garantissent à l’enfant handicapé, sur la base de l’égalité avec les
autres enfants, le droit d’exprimer librement son opinion sur toute
question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en
considération eu égard à son âge et à son degré de maturité, et d’obtenir
pour l’exercice de ce droit une aide adaptée à son handicap et à son âge.
Article 8
Sensibilisation
- Les États Parties
s’engagent à prendre des mesures immédiates, efficaces et appropriées en
vue de :
- Sensibiliser
l’ensemble de la société, y compris au niveau de la famille, à la
situation des personnes handicapées et promouvoir le respect des droits
et de la dignité des personnes handicapées;
- Combattre les
stéréotypes, les préjugés et les pratiques dangereuses concernant les
personnes handicapées, y compris ceux liés au sexe et à l’âge, dans tous
les domaines;
- Mieux faire connaître
les capacités et les contributions des personnes handicapées.
- Sensibiliser
l’ensemble de la société, y compris au niveau de la famille, à la
situation des personnes handicapées et promouvoir le respect des droits
et de la dignité des personnes handicapées;
- Dans le cadre des mesures
qu’ils prennent à cette fin, les États Parties :
- Lancent et mènent des
campagnes efficaces de sensibilisation du public en vue de :
- Favoriser une
attitude réceptive à l’égard des droits des personnes handicapées;
- Promouvoir une perception
positive des personnes handicapées et une conscience sociale plus
poussée à leur égard;
- Promouvoir la
reconnaissance des compétences, mérites et aptitudes des personnes
handicapées et de leurs contributions dans leur milieu de travail et sur
le marché du travail;
- Encouragent à tous
les niveaux du système éducatif, notamment chez tous les enfants dès
leur plus jeune âge, une attitude de respect pour les droits des
personnes handicapées;
- Encouragent tous
les médias à montrer les personnes handicapées sous un jour conforme à
l’objet de la présente Convention;
- Encouragent
l’organisation de programmes de formation en sensibilisation aux
personnes handicapées et aux droits des personnes handicapées.
- Encouragent à tous
les niveaux du système éducatif, notamment chez tous les enfants dès
leur plus jeune âge, une attitude de respect pour les droits des
personnes handicapées;
- Favoriser une
attitude réceptive à l’égard des droits des personnes handicapées;
- Lancent et mènent des
campagnes efficaces de sensibilisation du public en vue de :
Article 9
Accessibilité
- Afin de permettre aux
personnes handicapées de vivre de façon indépendante et de participer
pleinement à tous les aspects de la vie, les États Parties prennent des
mesures appropriées pour leur assurer, sur la base de l’égalité avec les
autres, l’accès à l’environnement physique, aux transports, à
l’information et à la communication, y compris aux systèmes et
technologies de l’information et de la communication, et aux autres
équipements et services ouverts ou fournis au public, tant dans les zones
urbaines que rurales. Ces mesures, parmi lesquelles figurent
l’identification et l’élimination des obstacles et barrières à
l’accessibilité, s’appliquent, entre autres :
- Aux bâtiments, à la
voirie, aux transports et autres équipements intérieurs ou extérieurs, y
compris les écoles, les logements, les installations médicales et les
lieux de travail;
- Aux services
d’information, de communication et autres services, y compris les
services électroniques et les services d’urgence.
- Aux bâtiments, à la
voirie, aux transports et autres équipements intérieurs ou extérieurs, y
compris les écoles, les logements, les installations médicales et les
lieux de travail;
- Les États Parties prennent
également des mesures appropriées pour :
- Élaborer et
promulguer des normes nationales minimales et des directives relatives à
l’accessibilité des installations et services ouverts ou fournis au
public et contrôler l’application de ces normes et directives;
- Faire en sorte que
les organismes privés qui offrent des installations ou des services qui
sont ouverts ou fournis au public prennent en compte tous les aspects de
l’accessibilité par les personnes handicapées;
- Assurer aux parties
concernées une formation concernant les problèmes d’accès auxquels les
personnes handicapées sont confrontées;
- Faire mettre en place
dans les bâtiments et autres installations ouverts au public une
signalisation en braille et sous des formes faciles à lire et à
comprendre;
- Mettre à disposition
des formes d’aide humaine ou animalière et les services de médiateurs,
notamment de guides, de lecteurs et d’interprètes professionnels en
langue des signes, afin de faciliter l’accès des bâtiments et autres
installations ouverts au public;
- Promouvoir d’autres
formes appropriées d’aide et d’accompagnement des personnes handicapées
afin de leur assurer l’accès à l’information;
- Promouvoir l’accès
des personnes handicapées aux nouveaux systèmes et technologies de
l’information et de la communication, y compris l’internet;
- Promouvoir l’étude,
la mise au point, la production et la diffusion de systèmes et
technologies de l’information et de la communication à un stade précoce,
de façon à en assurer l’accessibilité à un coût minimal.
- Élaborer et
promulguer des normes nationales minimales et des directives relatives à
l’accessibilité des installations et services ouverts ou fournis au
public et contrôler l’application de ces normes et directives;
Article 10
Droit à la vie
Les États Parties réaffirment que le droit à la vie est inhérent à la
personne humaine et prennent toutes mesures nécessaires pour en assurer aux
personnes handicapées la jouissance effective, sur la base de l’égalité avec
les autres.
Article 11
Situations de risque et situations d’urgence humanitaire
Les États Parties prennent, conformément aux obligations qui leur incombent
en vertu du droit international, notamment le droit international humanitaire
et le droit international des droits de l’homme, toutes mesures nécessaires
pour assurer la protection et la sûreté des personnes handicapées dans les
situations de risque, y compris les conflits armés, les crises humanitaires et
les catastrophes naturelles.
Article 12
Reconnaissance de la personnalité juridique dans des conditions d’égalité
- Les États Parties
réaffirment que les personnes handicapées ont droit à la reconnaissance en
tous lieux de leur personnalité juridique.
- Les États Parties
reconnaissent que les personnes handicapées jouissent de la capacité
juridique dans tous les domaines, sur la base de l’égalité avec les
autres.
- Les États Parties prennent
des mesures appropriées pour donner aux personnes handicapées accès à
l’accompagnement dont elles peuvent avoir besoin pour exercer leur
capacité juridique.
- Les États Parties font en
sorte que les mesures relatives à l’exercice de la capacité juridique
soient assorties de garanties appropriées et effectives pour prévenir les
abus, conformément au droit international des droits de l’homme. Ces
garanties doivent garantir que les mesures relatives à l’exercice de la
capacité juridique respectent les droits, la volonté et les préférences de
la personne concernée, soient exemptes de tout conflit d’intérêt et ne
donnent lieu à aucun abus d’influence, soient proportionnées et adaptées à
la situation de la personne concernée, s’appliquent pendant la période la
plus brève possible et soient soumises à un contrôle périodique effectué
par un organe compétent, indépendant et impartial ou une instance
judiciaire. Ces garanties doivent également être proportionnées au degré
auquel les mesures devant faciliter l’exercice de la capacité juridique
affectent les droits et intérêts de la personne concernée.
- Sous réserve des
dispositions du présent article, les États Parties prennent toutes mesures
appropriées et effectives pour garantir le droit qu’ont les personnes
handicapées, sur la base de l’égalité avec les autres, de posséder des
biens ou d’en hériter, de contrôler leurs finances et d’avoir accès aux
mêmes conditions que les autres personnes aux prêts bancaires, hypothèques
et autres formes de crédit financier; ils veillent à ce que les personnes
handicapées ne soient pas arbitrairement privées de leurs biens.
Article 13
Accès à la justice
- Les États Parties assurent
l’accès effectif des personnes handicapées à la justice, sur la base de
l’égalité avec les autres, y compris par le biais d’aménagements
procéduraux et d’aménagements en fonction de l’âge, afin de faciliter leur
participation effective, directe ou indirecte, notamment en tant que
témoins, à toutes les procédures judiciaires, y compris au stade de
l’enquête et aux autres stades préliminaires.
- Afin d’aider à assurer
l’accès effectif des personnes handicapées à la justice, les États Parties
favorisent une formation appropriée des personnels concourant à
l’administration de la justice, y compris les personnels de police et les
personnels pénitentiaires.
Article 14
Liberté et sécurité de la personne
- Les États Parties veillent
à ce que les personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les
autres :
- Jouissent du droit à
la liberté et à la sûreté de leur personne;
- Ne soient pas
privées de leur liberté de façon illégale ou arbitraire; ils veillent en
outre à ce que toute privation de liberté soit conforme à la loi et à ce
qu’en aucun cas l’existence d’un handicap ne justifie une privation de
liberté.
- Jouissent du droit à
la liberté et à la sûreté de leur personne;
- Les États Parties veillent
à ce que les personnes handicapées, si elles sont privées de leur liberté
à l’issue d’une quelconque procédure, aient droit, sur la base de
l’égalité avec les autres, aux garanties prévues par le droit
international des droits de l’homme et soient traitées conformément aux
buts et principes de la présente Convention, y compris en bénéficiant
d’aménagements raisonnables.
Article 15
Droit de ne pas être soumis à la torture ni à des peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants
- Nul ne sera soumis à la
torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre
consentement à une expérience médicale ou scientifique.
- Les États Parties
prennent toutes mesures législatives, administratives, judiciaires et
autres mesures efficaces pour empêcher, sur la base de l’égalité avec les
autres, que des personnes handicapées ne soient soumises à la torture ou à
des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Article 16
Droit de ne pas être soumis à l’exploitation, à la violence et à la
maltraitance.
- Les États Parties prennent
toutes mesures législatives, administratives, sociales, éducatives et
autres mesures appropriées pour protéger les personnes handicapées, à leur
domicile comme à l’extérieur, contre toutes formes d’exploitation, de
violence et de maltraitance, y compris leurs aspects fondés sur le sexe.
- Les États Parties prennent
également toutes mesures appropriées pour prévenir toutes les formes
d’exploitation, de violence et de maltraitance en assurant notamment aux
personnes handicapées, à leur famille et à leurs aidants des formes
appropriées d’aide et d’accompagnement adaptées au sexe et à l’âge, y
compris en mettant à leur disposition des informations et des services
éducatifs sur les moyens d’éviter, de reconnaître et de dénoncer les cas
d’exploitation, de violence et de maltraitance. Les États Parties veillent
à ce que les services de protection tiennent compte de l’âge, du sexe et
du handicap des intéressés.
- Afin de prévenir toutes
les formes d’exploitation, de violence et de maltraitance, les États
Parties veillent à ce que tous les établissements et programmes destinés
aux personnes handicapées soient effectivement contrôlés par des autorités
indépendantes.
- Les États Parties prennent
toutes mesures appropriées pour faciliter le rétablissement physique,
cognitif et psychologique, la réadaptation et la réinsertion sociale des
personnes handicapées qui ont été victimes d’exploitation, de violence ou
de maltraitance sous toutes leurs formes, notamment en mettant à leur
disposition des services de protection. Le rétablissement et la
réinsertion interviennent dans un environnement qui favorise la santé, le
bien-être, l’estime de soi, la dignité et l’autonomie de la personne et
qui prend en compte les besoins spécifiquement liés au sexe et à l’âge.
- Les États Parties mettent
en place une législation et des politiques efficaces, y compris une
législation et des politiques axées sur les femmes et les enfants, qui
garantissent que les cas d’exploitation, de violence et de maltraitance
envers des personnes handicapées sont dépistés, font l’objet d’une enquête
et, le cas échéant, donnent lieu à des poursuites.
Article 17
Protection de l’intégrité de la personne
Toute personne handicapée a droit au respect de son intégrité physique et
mentale sur la base de l’égalité avec les autres.
Article 18
Droit de circuler librement et nationalité
- Les États Parties
reconnaissent aux personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les
autres, le droit de circuler librement, le droit de choisir librement leur
résidence et le droit à une nationalité, et ils veillent notamment à ce
que les personnes handicapées :
- Aient le droit
d’acquérir une nationalité et de changer de nationalité et ne soient pas
privées de leur nationalité arbitrairement ou en raison de leur handicap;
- Ne soient pas
privées, en raison de leur handicap, de la capacité d’obtenir, de
posséder et d’utiliser des titres attestant leur nationalité ou autres
titres d’identité ou d’avoir recours aux procédures pertinentes, telles
que les procédures d’immigration, qui peuvent être nécessaires pour
faciliter l’exercice du droit de circuler librement;
- Aient le droit de
quitter n’importe quel pays, y compris le leur;
- Ne soient pas
privées, arbitrairement ou en raison de leur handicap, du droit d’entrer
dans leur propre pays.
- Aient le droit
d’acquérir une nationalité et de changer de nationalité et ne soient pas
privées de leur nationalité arbitrairement ou en raison de leur handicap;
- Les enfants handicapés
sont enregistrés aussitôt leur naissance et ont dès celle-ci le droit à un
nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible,
le droit de connaître leurs parents et d’être élevés par eux.
Article 19
Autonomie de vie et inclusion dans la société
Les États Parties à la présente Convention reconnaissent à toutes les
personnes handicapées le droit de vivre dans la société, avec la même liberté
de choix que les autres personnes, et prennent des mesures efficaces et
appropriées pour faciliter aux personnes handicapées la pleine jouissance de ce
droit ainsi que leur pleine intégration et participation à la société,
notamment en veillant à ce que :
- Les personnes handicapées
aient la possibilité de choisir, sur la base de l’égalité avec les autres,
leur lieu de résidence et où et avec qui elles vont vivre et qu’elles ne
soient pas obligées de vivre dans un milieu de vie particulier;
- Les personnes handicapées
aient accès à une gamme de services à domicile ou en établissement et
autres services sociaux d’accompagnement, y compris l’aide personnelle
nécessaire pour leur permettre de vivre dans la société et de s’y insérer
et pour empêcher qu’elles ne soient isolées ou victimes de ségrégation;
- Les services et
équipements sociaux destinés à la population générale soient mis à la
disposition des personnes handicapées, sur la base de l’égalité avec les
autres, et soient adaptés à leurs besoins.
Article 20
Mobilité personnelle
Les États Parties prennent des mesures efficaces pour assurer la mobilité
personnelle des personnes handicapées, dans la plus grande autonomie possible,
y compris en :
- Facilitant la mobilité
personnelle des personnes handicapées selon les modalités et au moment que
celles-ci choisissent, et à un coût abordable;
- Facilitant l’accès des
personnes handicapées à des aides à la mobilité, appareils et accessoires,
technologies d’assistance, formes d’aide humaine ou animalière et
médiateurs de qualité, notamment en faisant en sorte que leur coût soit
abordable;
- Dispensant aux personnes
handicapées et aux personnels spécialisés qui travaillent avec elles une
formation aux techniques de mobilité;
- Encourageant les
organismes qui produisent des aides à la mobilité, des appareils et
accessoires et des technologies d’assistance à prendre en compte tous les
aspects de la mobilité des personnes handicapées.
Article 21
Liberté d’expression et d’opinion et accès à l’information
Les États Parties prennent toutes mesures appropriées pour que les personnes
handicapées puissent exercer le droit à la liberté d’expression et d’opinion, y
compris la liberté de demander, recevoir et communiquer des informations et des
idées, sur la base de l’égalité avec les autres et en recourant à tous moyens
de communication de leur choix au sens de l’article 2 de la présente
Convention. À cette fin, les États Parties :
- Communiquent les
informations destinées au grand public aux personnes handicapées, sans
tarder et sans frais supplémentaires pour celles-ci, sous des formes
accessibles et au moyen de technologies adaptées aux différents types de
handicap;
- Acceptent et facilitent
le recours par les personnes handicapées, pour leurs démarches
officielles, à la langue des signes, au braille, à la communication
améliorée et alternative et à tous les autres moyens, modes et formes
accessibles de communication de leur choix;
- Demandent instamment aux
organismes privés qui mettent des services à la disposition du public, y
compris par le biais de l’internet, de fournir des informations et des
services sous des formes accessibles aux personnes handicapées et que
celles-ci puissent utiliser;
- Encouragent les médias, y
compris ceux qui communiquent leurs informations par l’internet, à rendre
leurs services accessibles aux personnes handicapées;
- Reconnaissent et
favorisent l’utilisation des langues des signes.
Article 22
Respect de la vie privée
- Aucune personne
handicapée, quel que soit son lieu de résidence ou son milieu de vie, ne
sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa
famille, son domicile ou sa correspondance ou autres types de
communication ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
Les personnes handicapées ont droit à la protection de la loi contre de
telles immixtions ou de telles atteintes.
- Les États Parties
protègent la confidentialité des informations personnelles et des
informations relatives à la santé et à la réadaptation des personnes
handicapées, sur la base de l’égalité avec les autres.
Article 23
Respect du domicile et de la famille
- Les États Parties
prennent des mesures efficaces et appropriées pour éliminer la
discrimination à l’égard des personnes handicapées dans tout ce qui a
trait au mariage, à la famille, à la fonction parentale et aux relations
personnelles, sur la base de l’égalité avec les autres, et veillent à ce
que :
- Soit reconnu à
toutes les personnes handicapées, à partir de l’âge nubile, le droit de
se marier et de fonder une famille sur la base du libre et plein
consentement des futurs époux;
- Soient reconnus aux
personnes handicapées le droit de décider librement et en toute
connaissance de cause du nombre de leurs enfants et de l’espacement des
naissances ainsi que le droit d’avoir accès, de façon appropriée pour
leur âge, à l’information et à l’éducation en matière de procréation et
de planification familiale; et à ce que les moyens nécessaires à
l’exercice de ces droits leur soient fournis;
- Les personnes
handicapées, y compris les enfants, conservent leur fertilité, sur la
base de l’égalité avec les autres.
- Soit reconnu à
toutes les personnes handicapées, à partir de l’âge nubile, le droit de
se marier et de fonder une famille sur la base du libre et plein
consentement des futurs époux;
- Les États Parties
garantissent les droits et responsabilités des personnes handicapées en
matière de tutelle, de curatelle, de garde et d’adoption des enfants ou
d’institutions similaires, lorsque ces institutions existent dans la
législation nationale; dans tous les cas, l’intérêt supérieur de l’enfant
est la considération primordiale. Les États Parties apportent une aide
appropriée aux personnes handicapées dans l’exercice de leurs
responsabilités parentales.
- Les États Parties
veillent à ce que les enfants handicapés aient des droits égaux dans leur
vie en famille. Aux fins de l’exercice de ces droits et en vue de prévenir
la dissimulation, l’abandon, le délaissement et la ségrégation des enfants
handicapés, les États Parties s’engagent à fournir aux enfants handicapés
et à leur famille, à un stade précoce, un large éventail d’informations et
de services, dont des services d’accompagnement.
- Les États Parties
veillent à ce qu’aucun enfant ne soit séparé de ses parents contre leur
gré, à moins que les autorités compétentes, sous réserve d’un contrôle
juridictionnel, ne décident, conformément au droit et aux procédures
applicables, qu’une telle séparation est nécessaire dans l’intérêt
supérieur de l’enfant. En aucun cas un enfant ne doit être séparé de ses
parents en raison de son handicap ou du handicap de l’un ou des deux
parents.
- Les États Parties
s’engagent, lorsque la famille immédiate n’est pas en mesure de s’occuper
d’un enfant handicapé, à ne négliger aucun effort pour assurer la prise en
charge de l’enfant par la famille élargie et, si cela n’est pas possible,
dans un cadre familial au sein de la communauté.
Article 24
Éducation
- Les États Parties
reconnaissent le droit des personnes handicapées à l’éducation. En vue
d’assurer l’exercice de ce droit sans discrimination et sur la base de
l’égalité des chances, les États Parties font en sorte que le système
éducatif pourvoie à l’insertion scolaire à tous les niveaux et offre, tout
au long de la vie, des possibilités d’éducation qui visent :
- Le plein
épanouissement du potentiel humain et du sentiment de dignité et d’estime
de soi, ainsi que le renforcement du respect des droits de l’homme, des
libertés fondamentales et de la diversité humaine;
- L’épanouissement de
la personnalité des personnes handicapées, de leurs talents et de leur
créativité ainsi que de leurs aptitudes mentales et physiques, dans toute
la mesure de leurs potentialités;
- La participation
effective des personnes handicapées à une société libre.
- Le plein
épanouissement du potentiel humain et du sentiment de dignité et d’estime
de soi, ainsi que le renforcement du respect des droits de l’homme, des
libertés fondamentales et de la diversité humaine;
- Aux fins de l’exercice de
ce droit, les États Parties veillent à ce que :
- Les personnes
handicapées ne soient pas exclues, sur le fondement de leur handicap, du
système d’enseignement général et à ce que les enfants handicapés ne
soient pas exclus, sur le fondement de leur handicap, de l’enseignement
primaire gratuit et obligatoire ou de l’enseignement secondaire;
- Les personnes
handicapées puissent, sur la base de l’égalité avec les autres, avoir
accès, dans les communautés où elles vivent, à un enseignement primaire
inclusif, de qualité et gratuit, et à l’enseignement secondaire;
- Il soit procédé à
des aménagements raisonnables en fonction des besoins de chacun;
- Les personnes
handicapées bénéficient, au sein du système d’enseignement général, de
l’accompagnement nécessaire pour faciliter leur éducation effective;
- Des mesures
d’accompagnement individualisé efficaces soient prises dans des
environnements qui optimisent le progrès scolaire et la socialisation,
conformément à l’objectif de pleine intégration.
- Les États Parties donnent
aux personnes handicapées la possibilité d’acquérir les compétences
pratiques et sociales nécessaires de façon à faciliter leur pleine et
égale participation au système d’enseignement et à la vie de la
communauté. À cette fin, les États Parties prennent des mesures
appropriées, notamment :
- Facilitent
l’apprentissage du braille, de l’écriture adaptée et des modes, moyens et
formes de communication améliorée et alternative, le développement des
capacités d’orientation et de la mobilité, ainsi que le soutien par les
pairs et le mentorat;
- Facilitent
l’apprentissage de la langue des signes et la promotion de l’identité
linguistique des personnes sourdes;
- Veillent à ce que
les personnes aveugles, sourdes ou sourdes et aveugles – en particulier
les enfants – reçoivent un enseignement dispensé dans la langue et par le
biais des modes et moyens de communication qui conviennent le mieux à
chacun, et ce, dans des environnements qui optimisent le progrès scolaire
et la sociabilisation.
- Facilitent
l’apprentissage du braille, de l’écriture adaptée et des modes, moyens et
formes de communication améliorée et alternative, le développement des
capacités d’orientation et de la mobilité, ainsi que le soutien par les
pairs et le mentorat;
- Afin de faciliter
l’exercice de ce droit, les États Parties prennent des mesures appropriées
pour employer des enseignants, y compris des enseignants handicapés, qui
ont une qualification en langue des signes ou en braille et pour former
les cadres et personnels éducatifs à tous les niveaux. Cette formation
comprend la sensibilisation aux handicaps et l’utilisation des modes,
moyens et formes de communication améliorée et alternative et des
techniques et matériels pédagogiques adaptés aux personnes handicapées.
- Les États Parties veillent
à ce que les personnes handicapées puissent avoir accès, sans
discrimination et sur la base de l’égalité avec les autres, à
l’enseignement tertiaire général, à la formation professionnelle, à
l’enseignement pour adultes et à la formation continue. À cette fin, ils
veillent à ce que des aménagements raisonnables soient apportés en faveur
des personnes handicapées.
Article 25
Santé
Les États Parties reconnaissent que les personnes handicapées ont le droit
de jouir du meilleur état de santé possible sans discrimination fondée sur le
handicap. Ils prennent toutes les mesures appropriées pour leur assurer l’accès
à des services de santé qui prennent en compte les sexospécificités, y compris
des services de réadaptation. En particulier, les États Parties :
- Fournissent aux personnes
handicapées des services de santé gratuits ou d’un coût abordable couvrant
la même gamme et de la même qualité que ceux offerts aux autres personnes,
y compris des services de santé sexuelle et génésique et des programmes de
santé publique communautaires;
- Fournissent aux personnes
handicapées les services de santé dont celles-ci ont besoin en raison
spécifiquement de leur handicap, y compris des services de dépistage
précoce et, s’il y a lieu, d’intervention précoce, et des services
destinés à réduire au maximum ou à prévenir les nouveaux handicaps,
notamment chez les enfants et les personnes âgées;
- Fournissent ces services
aux personnes handicapées aussi près que possible de leur communauté, y
compris en milieu rural;
- Exigent des
professionnels de la santé qu’ils dispensent aux personnes handicapées des
soins de la même qualité que ceux dispensés aux autres, notamment qu’ils
obtiennent le consentement libre et éclairé des personnes handicapées
concernées; à cette fin, les États Parties mènent des activités de
formation et promulguent des règles déontologiques pour les secteurs
public et privé de la santé de façon, entre autres, à sensibiliser les
personnels aux droits de l’homme, à la dignité, à l’autonomie et aux besoins
des personnes handicapées;
- Interdisent dans le
secteur des assurances la discrimination à l’encontre des personnes
handicapées, qui doivent pouvoir obtenir à des conditions équitables et
raisonnables une assurance maladie et, dans les pays où elle est autorisée
par le droit national, une assurance-vie;
- Empêchent tout refus
discriminatoire de fournir des soins ou services médicaux ou des aliments
ou des liquides en raison d’un handicap.
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22 septembre 2009
Les autistes savants peuvent apprendre l'empathie
PSYCHOLOGIE | 21.09.2009 | 10h00
http://www.larecherche.fr/content/actualite/article?id=26318
Selon une étude britannique, certains autistes parviendraient à se représenter spontanément les états mentaux d’autrui. (© Atsushi Senju/Birbeck, University of London)
En 1985, une équipe britannique montrait que les autistes sont incapables d’attribuer à autrui des pensées, des croyances et des intentions propres : ils n’ont pas de « théorie de l’esprit », une aptitude acquise normalement vers l’âge de quatre ans (1). Quelques années plus tard, des travaux révélèrent que les malades atteints du syndrome d’Asperger – un autisme sans déficience intellectuelle – réussissaient le test dit de « Sally et Anne », qui permet de détecter chez une personne l’existence d’une théorie de l’esprit. Les psychologues se sont alors demandé si ces autistes savants, dont les relations sociales demeurent perturbées, pouvaient utiliser cette faculté spontanément, ou s’ils l’avaient acquise par entraînement au cours du test.
Syndrome d’Asperger
C’est à cette question qu’ont voulu répondre Atsushi Senju et ses collègues de l’université de Londres (2). Ils ont fait passer une variante du test de Sally et Anne à 36 personnes, dont 19 atteintes du syndrome d’Asperger. Les sujets devaient visionner une vidéo où se déroulaient les scènes suivantes. Une marionnette (Sally) entre dans une pièce miniature où se trouvent deux boîtes. Elle place une bille dans l’une des boîtes et la referme, sous les yeux d’une actrice (Anne), située à l’extérieur de la pièce. Cette dernière détourne ensuite le regard, pendant que Sally transfère la bille dans l’autre boîte. À un signal sonore et lumineux, Anne regarde à nouveau dans la pièce et cherche la bille.
Dans la version classique du test, après une phase d’entraînement, on demande aux sujets quelle boîte Anne va ouvrir. À l’instar des sujets sains, les Asperger répondent qu’elle cherchera la bille dans la boîte où elle se trouvait avant qu’elle ne détourne le regard. Ils se mettent donc bien à la place d’Anne en lui attribuant avec raison une fausse croyance, ce que ne parviennent pas à faire les autistes avec retard mental.
Dans la variante du test, au lieu de questionner leurs sujets à l’oral, Atsushi Senju et son équipe ont souhaité savoir s’ils anticipaient la réaction de l’actrice. Pour cela ils ont employé une méthode éprouvée, la mesure des temps de regard. Résultat : au signal sonore et lumineux, les sujets sains ont regardé pendant une durée significative en direction de la boîte où ils pensaient qu’Anne chercherait la bille. En revanche, les Asperger ont porté leur regard successivement vers différents éléments de la scène.
«Cela prouve que les Asperger n’anticipent pas spontanément la pensée d’autrui », explique Charles Aussilloux, de l’université de Montpellier. Un résultat qui confirme de précédentes données d’imagerie : les zones cérébrales mobilisées lors d’une tâche impliquant la théorie de l’esprit sont moins activées chez ces patients. « Ces autistes ne possèdent pas la même théorie de l’esprit spontanée que les sujets sains mais ils sont capables d’en acquérir une en suivant des instructions précises, dans un contexte verbal. Ils compensent donc leur déficit par leurs facultés d’apprentissage. Cette étude suggère qu’il est possible d’améliorer leur vie sociale au moyen d’une rééducation », ajoute-t-il. Un espoir pour tous les autistes sans déficience intellectuelle, soit environ 25 % de l’ensemble des autistes.
24 août 2009
Personnes en « situation de handicap
Par Ludovic hubert , Mai 2008
J'aime bien cette appellation, je la préfère a personnes » handicapé ». Pour
moi le handicape c'est une difficulté que l'on rencontre suite a un problèmes
de développement ou autre et avec lesquels on doit composer pour avancer dans
la Vie. Donc selon moi tout le monde est « handicapé » quelque part car tout le
monde a de la difficulté plus ou moins grande. Tout le monde peut apporter à
tout le monde.
Mais personnes n'est « handicapé » en permanence par c'est difficultés.
J'entent par la que même si les » handicapes » sont importent et fortement
gênant tout le monde est capable à sont niveau, de réaliser des choses et
d'être acteurs de sa Vie. Même si c'est vrai que pour certain cela sera plus
dure que pour d’autres, mais avec de l'aide je suis convaincu qu'il peuvent
arriver à des résultas, même minime.
Donc on parleras de « situation de handicape » car c'est seulement dans
certaine situation que la personne sera « handicapé » par ces difficultés.
Donc moi je pense que je peut me « qualifié » de personnes en « légère » «
situation de handicape » car je sais, lire, écrire (avec des fautes) parler,
marcher, j’ai un travail ordinaire, me déplacer, taper a l'ordinateur, je vie
seul...
Enfin bref je sais presque tout faire tout seul, mais c'est vrai que mes
difficultés fond que j'aurais toujours besoin d'aide a certain moment.
C’est volontaire si je ne détaille pas mes difficultés, car l'importent c'est
ce que je sais faire et pas le reste.
ce texte à déjà été publier à 38 360 exemplaires dans différentes publication